[AAP] - « Première usine » : aide aux startups industrielles et DeepTech

26 janvier 2022
Appel à projets

Bpifrance lance un appel à projets « Première usine » qui vise à accélérer l’émergence des startups industrielles et DeepTech.

Que vous soyez une startup industrielle, DeepTech ou bien une PME /ETI innovante : des solutions de financement sont mises en place pour vous aider à développer vos projets. L’AAP « Première usine » s’inscrit dans le cadre du plan de relance France 2030 porté par l’État.

Mercredi dernier Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie et Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques ont annoncé 2.3 M d’euros d’aide financière pour favoriser le développement des startups de l’industrie et de la DeepTech. L’objectif pour ces 5 prochaines années est de contribuer à la réindustrialisation de notre économie. Cette stratégie « Startups industrielles et DeepTech » vise à relancer le plan d’investissement « France 2030 » lancé fin 2021 par Emmanuel Macron.

 

Contexte et objectif de l’AAP

Nous assistons depuis ces dernières années à une forte augmentation du nombre de startups du secteur industriel et de la DeepTech. Cependant, la croissance de ces startups industrielles se confronte à quelques obstacles : difficultés à trouver des financements car les projets industriels peuvent être considérés comme plus risqués. Parallèlement, ces projets ont besoin de beaucoup de ressources financières pour subvenir à leurs besoins et se développer.

L’objectif de cet AAP est de s’inscrire dans une logique incitative, destinée à faire émerger des projets relevant d’une forte ambition, à l’aide de subventions et d’avances récupérables (aides financières accordées par les organismes publics lors de recherche et développement) qui devront permettre d’embarquer ou de compléter des capitaux privés. Cet appel à projets entre donc dans la dynamique d’un plan en faveur de l’industrialisation des startups prévu pour les 5 prochaines années par l’Etat. 

 

Critères de participation de L’AAP « Première usine » 

Projets attendus 

Les projets doivent comporter des sites pilotes et/ou une production industrielle pour commercialiser des produits innovants tout en mutualisant des capacités préindustrielles au profit des startups. 

Les projets candidats doivent présenter une assiette de dépenses totales d’un montant supérieur à 5 millions d’euros. 

L’aide sera apportée sous forme de subventions et d’avances récupérables, réparties selon un ratio de 60 % de subventions et 40 % d’avances récupérables.

Porteurs de projet

Dans le cas général, le projet est porté par une entreprise unique, au statut de PME, immatriculée en France au registre du commerce et des sociétés (RCS) à la date de dépôt du dossier. 

Par exception, le porteur de projet peut être une entreprise au statut d’ETI, lorsque celle-ci présente des caractéristiques d’innovation et d’hypercroissance. 

Par ailleurs, le projet peut être porté par une structure ad hoc, dès lors qu’il s’agit du développement de capacités industrielles mutualisées pour une ou des startups et PME. 

Dépôt des candidatures

  • Date limite de dépôt :  15 décembre 2026 à 12h (midi). Trois relèves intermédiaires auront lieu chaque année en avril, septembre et décembre. 

Lien vers l’AAP : https://www.bpifrance.fr/nos-appels-a-projets-concours/appel-a-projets-france-2030-premiere-usine

En 2022, ces dernières seront les 5 avril, 13 septembre et 13 décembre

  • Le dépôt des dossiers de candidature se fait en deux temps. A la date de relève, il est demandé au porteur de fournir uniquement les pièces du dossier de candidature allégé (premier dépôt). Si le porteur passe les premières étapes du processus de sélection, il lui sera demandé dans un second temps de fournir les documents du dossier complet (second dépôt). Les dossiers de candidature sont à déposer exclusivement en ligne sur l’extranet des projets innovants collaboratifs.

Qu’est ce-que le plan de relance France 2030 ?

Depuis 2017, la politique du Gouvernement a fait du soutien aux startups industrielles et DeepTech une priorité. 3,25 Mds€ sont mobilisés entre 2021 et 2025 à destination de l’écosystème des startups et entreprises innovantes sur différents dispositifs : les concours innovations, les projets structurants de R&D (i-Démo), le PIA régionalisé ou encore les aides guichets dont les aides Deepech.

Dans le cadre de France 2030, 2,3 Mds€ supplémentaires sont mobilisés pour accompagner jusqu’à l’industrialisation ces startups et accélérer l’émergence de startups à forte densité technologique. Cette stratégie permettra de concrétiser dans les prochaines années l’industrialisation des startups soutenues sur notre territoire.

Cette stratégie s’appuie sur plusieurs dispositifs nouveaux, opérés par Bpifrance, pour renforcer le vivier de startups industrielles, financer leurs projets d’industrialisation, les accompagner pour lever les freins à leur développement.

 

Un plan de relance en trois axes et plusieurs temps 

Articulation des dispositifs de soutien aux startups DeepTech et industrielles :

 

 

Axe 1 : Financer l’industrialisation des startups et PME innovantes

Un appel à projets « première usine » pluriannuel lancé par BpiFrance est ouvert et doté de 550 M€ pour des aides à des projets d’industrialisation (présenté ci-dessus.)

Des prêts de 3 à 15 M€ seront lancés début mars 2022 pour financer la phase de démonstrateur industriel ou d’usine pilote et soutenir ainsi la transition entre le prototype fonctionnel et l’usine de production.

Investissements en fonds propres :

  •     Création d’un fonds successeur au fonds Société de projets industriels (SPI2) doté de 1 Md€, qui permet de financer directement en fonds propres la première industrialisation d’une technologie innovante. Le fonds pourra également financer avec des tickets inférieurs à 5M€ des projets de pré-industrialisation.
  •     Création d’un Fonds national de venture industriel (FNVI) doté de 350 M€, pour faire émerger des fonds de capital-risque capables d’accompagner les startups dans leur industrialisation.

 

Axe 2 : Renforcer le soutien à l’émergence des DeepTech (275 M€), via notamment :

La Bourse French Tech émergence (BFTE), en prévoyant une hausse globale des moyens alloués à la BFTE de 50 millions d’euros pour les 5 prochaines années (2022-2026). 

L’Aide au développement DeepTech, en prévoyant une augmentation globale de 150 millions d’euros pour les 5 prochaines années (2022-2026). 

 

Axe 3 : Créer un guichet unique dédié à l’accompagnement des startups industrielles

o  Lancement d’un parcours d’accompagnement de l’Etat pour les startups avec des projets d’industrialisation. La Mission French Tech en partenariat avec l’ensemble des acteurs de l’Etat et des partenaires publics, proposera une information sur les dispositifs de financement et un accompagnement sur la mobilisation des leviers de l’Etat en matière industrielle. Les startups pourront mobiliser, par exemple, un appui sur l’accès au foncier, la recherche de site, les freins réglementaires ou encore les demandes d’autorisations.

Le guichet est accessible ici : https://www.demarches-simplifiees.fr/commencer/guichet-start-ups-industrielles

 

French Tech One s’inscrit dans cette même démarche à l’échelle du territoire Lyon-St-Étienne

L’aide à la création et à la croissance de startups des secteurs DeepTech et de l’innovation sont des thématiques déjà abordées par notre Capitale French Tech. Nous avons saisi cette stratégie sur le territoire en créant, il y a deux ans, une commission au service des startups innovantes de la DeepTech pour les accompagner dans leur développement. 

 

DeepTech ONE 

Les actions menées par notre commission visent plusieurs objectifs : 

  • Faire de la recherche et des innovations une force motrice
  • Incarner et démystifier la DeepTech par des actions structurantes (ex: Cafés DeepTech)
  • Casser les barrières, décloisonner le monde de la recherche et des entreprises
  • Animer le réseau écosystème et entrepreneurial DeepTech de Lyon – St Etienne
  • Proposer un “point d’entrée” dans le monde de la DeepTech via le site web

Amélie Cordier de Lyon-iS-Ai et Daphné Thomas de PULSALYS, sont les co-leads de cette commission. Pour en savoir plus sur ce dispositif, retrouvez la plateforme dédiée : https://deeptech-onelse.com/

 

Manufacturing 

Des usines reviennent, de nouvelles se créent et l’écosystème startup y joue un rôle désormais important. Nous sommes sur le point de lancer un nouveau groupe de travail “Manufacturing” qui sera au service des startups industrielles du territoire. Il aura pour but d’intensifier le mouvement pour faire en sorte que cette réindustrialisation soit massive.

 

Les principaux objectifs de la commission : 

  • Augmenter la proportion de startups industrielle sur le territoire
  • Maîtriser le passage de prototype à la série industrielle
  • Faire connaître les startups industrielles au grand public et aux fonds
  • Faciliter l’accès au financement des SU Industrielles 
  • Identifier le foncier disponible et accessible pour lancer la phase d’industrialisation 
  • Renforcement des équipes de la phase Direction à la phase Production

Si vous êtes adhérents French Tech One et que vous voulez en savoir plus sur ce dispositif, vous pouvez contacter Alexandre Vallat, chef de projet de la Commission : alexandre@lafrenchtech-onelse.com

 

 

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