Parole aux adhérents : GLIBL

15 décembre 2021
Actus de nos adhérents
Vie de l'association

Tribune, article de fond, regroupement de parutions… La parole est à eux et c’est au tour de Rémi Goutarel, co-fondateur chez GLIBL !

Disclaimer de la rubrique : tout en respectant notre charte, les propos tenus ne concernent que l’avis de l’auteur et non celui de l’association French Tech One Lyon St-Étienne.

Savoir bousculer des habitudes dans un contexte de crise et de transformation

La crise de la Covid-19 a entrainé de nombreux changements dans la société et dans l’économie. Les confinements ont obligé les entreprises à accélérer leur digitalisation, à réinventer un modèle de management. Les commerçants se sont réinventés en e-commerçants pour garder la tête hors de l’eau et pouvoir traverser une période encore plus difficile que ce qu’ils commençaient à connaître à cause de la désertification des centres villes et du e-commerce grignotant le marché du commerce physique.

En plus de cette transformation digitale ou numérique, la crise a encore mise en avant la nécessite d’agir et d’accélérer la transformation environnementale pour une économie plus responsable.

C’est dans ce mouvement de transformation de l’économie et de la société que nous avons créé Glibl.

La digitalisation des process comme réponse à ces enjeux

Depuis de nombreuses années, l’économie a entamé sa transformation numérique en dématérialisant de plus en plus les process et les outils physiques.

 

Ainsi, les entreprises suppriment progressivement le papier utilisé en numérisant, en arrêtant d’imprimer les mails ou de simples informations sur une feuille de papier. D’autant plus que le papier a un réel impact environnemental, il nécessite une grande quantité d’eau pour sa fabrication, et bien qu’il permette de gérer des espaces boisés, il entraine souvent la mise à nue de ses terrains, entrainant de réelles conséquences climatiques comme les inondations. Ainsi, une feuille de papier A4 nécessite 5 litres d’eau pour sa simple fabrication et rejette 2g de CO2. En France, 200 milliards de feuilles de papier sont imprimées chaque année, ce sont donc plus de 1 000 milliards de litres utilisés pour leur fabrication et le rejet d’environ 400 000 tonnes de CO2.

Les entreprises ayant entamées cette dématérialisation, elles permettent de limiter fortement cet impact.

Il restait un outil qui n’était pas dématérialisé, la carte de visite. Pourtant, elle représente un réel impact compte tenu du volume utilisé. Chaque carte de visite papier nécessite 2 litres d’eau pour sa fabrication et rejette ainsi 1g de CO2. Quand on imagine qu’il s’imprime des centaines de millions de cartes de visite chaque année en France, c’est une réelle source d’économie possible.

 

 

Il existe depuis plusieurs années des acteurs qui travaillent sur la digitalisation des cartes de visite avec des fonctionnements différents :

  • Il y a des solutions qui proposent de scanner les cartes de visite papier, de conserver la photo et de reconnaître les informations pour les enregistrer comme contact dans le téléphone. L’avantage, on gagne un temps précieux dans l’enregistrement des informations et des coordonnées. L’inconvénient, on stock une photo (poids de stockage dans les serveurs) et on garde toujours la carte de visite papier comme support origine.

 

  • D’autres solutions permettent de n’avoir qu’une seule carte de visite (souvent plastique) intégrant un système NFC et/ou Qrcode. En scannant cette carte, la personne se rend sur une page internet de profil et peut enregistrer les coordonnées dans ses contacts. L’avantage, on n’a plus besoin d’imprimer des tonnes de cartes papier. Son inconvénient, on conserve un outil physique, souvent papier et rarement fabriqué en France.

 

  • Chez Glibl, nous avons fait le choix de rendre cette carte de visite 100% digitale. Aucun support physique n’est nécessaire à son utilisation. On crée sa carte de visite directement dans la solution et on la partage avec un lien, un qrcode ou même un code conférence. Plus de support physique, nous faisons donc l’économie de support physique et de ses impacts environnementaux. Mais nous avons aussi limité l’impact de sa partie numérique et l’application ainsi que chaque carte utilisateur sont intégrée afin d’avoir un besoin en ressources presque nul pour son fonctionnement, ce qui en fait un outil réellement écoresponsable.

Digitaliser mais avec réflexion et responsabilité

La digitalisation ne doit pas faire oublier les enjeux principaux et surtout ne pas tomber dans le piège d’une solution qui ne serait que le transfère d’un problème d’un point à un autre sans avoir une réflexion sur les effets de la solution proposée. C’est pour cela qu’une réflexion Green-IT est aujourd’hui nécessaire pour ne pas transformer le problème du papier à un problème numérique qui serait encore plus important et c’est ce que nous essayons de faire chez Glibl grâce aux nombreux partenariats que nous mettons en place.

 

Rémi Goutarel
Co-fondateur @Glibl

Ces articles peuvent vous intéresser

Pour recevoir les actualités, les appels à candidatures ou projets, pour recevoir les réductions et invitations aux évènements, …

French tech
Vous souhaitez rester informé.e ?