Parole aux adhérents : Capitalis Intelligence

3 juin 2021
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Nouvelle rubrique : la parole aux adhérents !

Nous souhaitons donner la parole à nos adhérents afin en leur offrant un espace de parole.

Tribune, article de fond, regroupement de parutions… La parole est à eux et nous ouvrons le bal avec Dylan Peron, CEO de Capitalis Intelligence !

Disclaimer de la rubrique : tout en respectant notre charte, les propos tenus ne concernent que l’avis de l’auteur et non celui de l’association French Tech One Lyon St-Étienne.

Small Cap français : le haut de bilan, un parcours du combattant

Capitalis Intelligence, la FinTech qui simplifie le financement et la transmission d’entreprise en faveur des dirigeants

La crise sanitaire, une opportunité de marché…

Moins d’opérations mais des valorisations à la hausse, tel est le résumé d’une année atypique qui n’a fait qu’accélérer les tropismes sectoriels et l’appétit pour les actifs résilients. Sur le non-côté, les valorisations des entreprises du small et mid market européen ont renoué avec les multiples à deux chiffres d’avant-crise. Les PME-ETI valent en moyenne plus de 11 fois l’Ebitda selon l’indice de valorisation d’Argos Wityu et Epsilon Research pour le dernier trimestre 2020. Malgré une année difficile, de nombreux facteurs expliquent la flambée des valorisations :

  • La baisse du nombre d’acquisitions, qui s’est chiffrée à -15 % en volume sur l’ensemble de 2020. Car si le M&A en valeur a connu une hausse de 8 % par rapport à 2019, le nombre de deals a lui été impacté par la situation sanitaire et l’effet report de certaines transactions, quand d’autres ont été carrément annulées.
  • La polarisation sectorielle du marché sur les filières du digital et de la santé qui sont les plus chères et dont l’activité est bien orientée dans cette crise. Plus de la moitié des opérations recensées pendant les trois premiers trimestres 2020 ont concerné les secteurs résilients de la santé et du digital.
  • L’abondance de liquidités à déployer tant chez les fonds d’investissement que chez les industriels. Selon France Invest, les investissements dans les sociétés françaises ont été stables en 2020. Cette nouvelle période de relance qui s’ouvre laisse entrevoir des perspectives positives avec une forte dynamique d’investissement qui devrait dépasser les 20 milliards d’euros mobilisés en 2021.

…mais pas pour tous les dirigeants !

Toutefois, les investisseurs sont très prudents, cette aversion pour le risque est exacerbée à tel point que seuls les dossiers dont l’activité demeure prédictible malgré le confinement et la pandémie sont préférés. Partant de là, se distinguent trois types de dossiers :

  1. Les “exceptionnels”, ceux qui sortent du lot : il s’agit des sociétés dont l’activité n’est pas ou très peu touchée, voire pour certaines, boostées par la situation et dont la visibilité à moyen terme reste forte. Dossier dans la santé, assurance, logiciel SaaS, jeux vidéo, certains segments de l’agroalimentaire, etc… Pour ces cas, les process se déroulent comme avant la crise ou presque. Il faut reconnaître parfois un peu de tension sur les multiples – en phase avec les marchés cotées ou pour tenir compte d’un moindre levier financier (on y reviendra plus bas).
  2. Les “réalisables”, ceux qui résistent bien sans pour autant connaître de new business dans cette phase de crise mais dont le modèle de récurrence où la solidité auprès des clients assure de la visibilité. Il peut aussi s’agir d’activités de retail alimentaire, de média ou d’e-commerce par exemple. Pour que ces dossiers soient réalisés, la question de la valorisation devient primordiale.
  3. Les “compliqués”, ceux dont on sait qu’ils vont repartir après la crise mais qui sont en activité réduite ou néante en ce moment (loisir, hôtellerie, certains services BtoB à faible visibilité). Pour ceux- là, les discussions sont en général suspendues, reportées.

Quelle évolution attendre ? La haute sélectivité constatée actuellement va se poursuivre. Le marché va rester actif, surtout avec les entreprises performantes. Sur les prochains mois, les deals sur les actifs exceptionnels ne subiront que peu ou pas de décote de valorisation. Il s’agira de sociétés solides (le passage indemne de la période actuelle en sera la meilleure preuve), à forte visibilité et qui bénéficieront en outre d’un effet de rareté. Elles ne représenteront que 10 ou 20% des volumes habituels. Les deals plus standards subiront une décote pour tenir compte du contexte et seuls ceux qui présenteront une visibilité 2021 suffisante (les “réalisables”) pourront probablement rester actifs. Ces dirigeants ont du mal à se faire à l’idée que la valorisation de leur société a perdu 20 ou 30% en quelques semaines, la zone de faisabilité est donc ténue.

Bien s’entourer, une nécessité pour maximiser le succès

Hormis ces éléments de contexte macro-économique liés à la période particulière que nous traversons, l’accompagnement des dirigeants est un facteur structurel et souvent sous-estimé qui impacte la réussite des opérations de haut de bilan. En effet, le financement et la cession d’entreprise exigent des connaissances précises dans beaucoup de domaines – financier, juridique, fiscal, social, administratif, etc. – qui relèvent de spécialistes. Il ne s’agit pas de leur déléguer la décision, mais d’utiliser leurs compétences pour maîtriser tous les aspects du dossier. Le diagnostic doit pouvoir s’appuyer sur les professionnels les plus adaptés à l’opération pour servir au mieux une multitude de problématiques qui ne peuvent être appréhendées de manière indépendante. Cet accompagnement s’avère indispensable pour permettre au dirigeant d’anticiper correctement le développement de son entreprise.

Aujourd’hui, un dirigeant qui souhaite réaliser une opération de haut de bilan doit, dans l’écrasante majorité des cas, faire appel à des conseils spécialisés. Banques d’affaires, cabinets d’audit, cabinets d’avocats… Autant de professionnels dont l’expertise est nécessaire pour mener l’opération, mais dont la mise en concurrence s’avère bien difficile, voire impossible : le marché est très dense, l’offre est en apparence peu différenciée et l’ensemble est devenu illisible pour des entrepreneurs dont la finance n’est tout simplement pas le métier.

Les capitaux étant plus abondants que les (bonnes) opportunités d’investissement, le dirigeant est confronté aux mêmes difficultés pour le choix des investisseurs ou acquéreurs, particulièrement nombreux. Les dirigeants aux « bons dossiers », très recherchés, sont alors souvent directement démarchés par les acteurs du conseil et de l’investissement et, par manque de temps et de connaissance du milieu financier, s’en remettent à quelques-uns d’entre eux par défaut. Le tout sans garantie qu’ils seront les plus compétents pour exécuter leur opération, ni qu’ils présenteront leur dossier aux meilleurs investisseurs. Les rapports de force s’en trouvent déséquilibrés alors même que l’avantage devrait, au vu de l’état actuel du marché, revenir au dirigeant dont l’entreprise est convoitée.

Selon Les Echos, 50% des levées de fonds des entrepreneurs se font via un intermédiaire. Cependant, cela ne va pas sans écueils, comme témoignent certains chefs d’entreprise :

« Ça ne s’est pas très bien passé.[…] Des investisseurs m’ont même alertée sur le fait qu’il était en train d’envoyer une mauvaise image de notre entreprise. »,  Anna Stépanoff, CEO Wild Code School.

« Quand un leveur a mal préparé votre dossier et qu’il l’a envoyé à tous les fonds sur un domaine donné, ou pire, une ville donnée, vous êtes fichus. », Jean-Francois Faure, président d’AuCOFFRE.com.

« Il y a les professionnels et il y a les requins. Avant de se lancer, il faut faire un due diligence comme un investisseur pourrait le faire avec nous. On n’a pas fait ce travail préliminaire, et c’était une erreur. », Anthony Garcia, fondateur de LILM.

« Aujourd’hui, la majorité des dirigeants sont peu préparés et mal conseillés. »

Selon le Baromètre Capitalis Intelligence 2021, le constat est frappant : dans ce marché perçu comme opaque et complexe, la majorité des répondants jugent être mal informés et peu préparés dans l’approche d’une opération d’augmentation de capital ou de cession. Les principales causes ? Un écosystème mal structuré au sens large, avec une multiplicité d’intervenants aux compétences inégales et une illisibilité de l’offre des intermédiaires jusqu’aux investisseurs. Cette étude est établie sur la base d’une enquête nationale réalisée auprès de 140 PDG et DG de startups, PME et ETI françaises d’un à cent millions d’euros de chiffre d’affaires. Parmi les grands enseignements :

  • 86% des répondants n’estiment pas être suffisamment informés dans l’appui et l’accompagnement dont ils pourraient bénéficier dans le cadre d’une opération ;
  • 80% des dirigeants perçoivent comme opaque l’offre des acteurs du métier (banques d’affaires, fonds d’investissement…) ;
  • 74% ont moyennement confiance dans les acteurs du métier dont 26 % indiquent avoir peu confiance;
  • 66% jugent leur niveau de connaissance mauvais voire médiocre des acteurs du métier ;
  • 53% ont une image moyenne voire mauvaise de ces acteurs ;
  • 8 dirigeants sur 10 perçoivent l’exécution d’une opération comme « un processus long et
    complexe » ;
  • 6 dirigeants sur 10 estiment que le marché est composé « d’une multiplicité d’intervenants aux compétences et aux motivations inégales ».

S’en suivent des opérations sous-performantes pour le dirigeant qui, faute d’avoir pu faire un choix éclairé, aura fait appel à des professionnels dont la compétence où les intérêts n’étaient pas les plus adaptés à son projet. Seront notamment impactés la valorisation de l’entreprise, le temps d’exécution de l’opération – déjà douloureusement longue par nature – l’actionnariat, et par extension le développement de la société. De mauvaises expériences qui nuisent sur le long terme à l’ensemble du marché, puisqu’elles viennent renforcer la méfiance des dirigeants à l’encontre des acteurs financiers, intensifiant au passage le problème de rareté des entreprises candidates à ces opérations en capital.

Innover pour construire l’avenir du financement et de la transmission

Chez Capitalis Intelligence, nous simplifions le financement et la transmission d’entreprise. Nous croyons en un monde où chaque dirigeant peut réaliser son projet en travaillant avec les meilleurs professionnels adaptés à ses besoins. En tant que facilitateur, grâce à notre technologie propriétaire basée sur l’Intelligence Artificielle, nous réinventons l’accompagnement des dirigeants dans la réalisation de levée de fonds et de cession en mobilisant les acteurs du conseil et de l’investissement qui feront le succès de leur opération.

Dans un marché encore trop opaque, où le manque d’information, de préparation et de lisibilité de l’offre entraîne une sous-performance des opérations, Capitalis Intelligence permet aux dirigeants d’entreprises (start-up, PME et ETI) d’identifier, sélectionner et mobiliser les meilleurs professionnels en fonction de leurs projets. Levées de fonds en Série A, OBO, LBO… L’objectif est de rendre ces opérations complexes – et nécessitant l’intervention de plusieurs compétences spécifiques – plus accessibles et plus performantes. Pour répondre à ces problématiques, Capitalis Intelligence se place en tiers de confiance auprès des dirigeants en leur proposant de s’appuyer sur des recommandations impartiales, objectives et personnalisées, pour choisir en toute conscience les acteurs qui feront de leur opération une réussite. L’accompagnement proposé se fait à trois niveaux en associant « le meilleur de l’humain et de la technologie » :

  1. L’analyse et le diagnostic Le dirigeant qui souhaite réaliser une augmentation de capital sait ce qu’il veut faire, mais sait rarement quoi faire et par où commencer. Un problème qui peut mener aux situations décrites précédemment. En mobilisant un Advisory Board, Capitalis Intelligence l’aide à cerner ses besoins, l’accompagne dans la réflexion stratégique et lui indique les possibilités qui s’offrent à lui en toute impartialité. Un moyen d’éviter l’intervention d’intermédiaires qui n’auraient pas leurs intérêts à cœur.
  2. L’identification et la sélection Notre technologie analyse l’intégralité du marché grâce à la collecte des données provenant d’un maximum de sources hétérogènes pour permettre au dirigeant de choisir les meilleurs partenaires pour son opération selon des critères de la société et de l’opération visée.  Contrairement à d’autres acteurs, Capitalis Intelligence ne travaille pas avec des partenaires spécifiques mais opère une sélection sur l’intégralité du marché, ce qui assure notre impartialité. L’objectivité est en effet garantie par un mapping dynamique de tout l’écosystème et par une sélection opérée par des algorithmes capables d’identifier les meilleures compétences selon le secteur, la taille de l’entreprise et la typologie d’opérations.
  3. Mobilisation et mise en relation Une fois les meilleures compétences identifiées, Capitalis Intelligence constitue un pool concurrentiel de banques d’affaires, ainsi qu’une short-list d’investisseurs/acquéreurs et de conseils (cabinets d’audit, avocats fiscalistes…) à même de mener l’opération de la manière la plus efficace possible. Le dirigeant est ensuite guidé dans le choix final des partenaires de confiance qui l’accompagneront dans son opération, de la préparation à la finalisation de celle-ci.

En effet, la France est l’un des champions du monde en termes de nombre de sociétés. Mais la moyenne en termes de taille demeure modeste. En Allemagne, on compte 12 000 ETI contre seulement 4 000 en France. C’est pourquoi, dans un contexte de forte incertitude économique, il est nécessaire d’accompagner les dirigeants dans leur croissance à travers des actions concrètes. Il est essentiel de lever le verrou du financement des entreprises technologiques pour financer la révolution industrielle déjà enclenchée, afin de :

  • Favoriser les créations et des reprises d’entreprises plus pérennes et créatrices de valeur
  • Aider au développement du tissu économique et la création d’emplois sur notre territoire
  • Créer nos champions technologiques de demain et la garantie de notre souveraineté technologique et économique

Dylan Peron, CEO de Capitalis Intelligence

Tél. : +33 (0)7 77 32 45 21

Email : dylan.peron@capitalis-intelligence.fr

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