[PORTRAIT] Virginie Boissimon-Smolders, co-lead commission Diversité

15 avril 2020
Les portraits
Vie de l'association

Valoriser. Valoriser les entrepreneurs et les membres qui s’investissent dans notre association fait partie intégrante de notre ADN. Parce que les entrepreneurs et nos adhérents sont au cœur de nos actions, nous souhaitons mettre en avant leur parcours et leurs projets. En ces temps inédits et difficiles pour toutes et tous, il faut avant tout rester solidaire et c’est dans cet objectif que nous avons souhaité diffuser une série de portraits.

Voici donc le portrait de Virginie Boissimon-Smolders, co-lead de notre commission Diversité. En plus de s’impliquer dans notre association, Virginie s’engage également depuis des années pour davantage de mixité dans le numérique, notamment en étant co-fondatrice de LDigital, la première Fondation Régionale en faveur de la mixité dans le numérique.

Découvrez son portrait

Les propos sont restitués d’une conversation enregistrée.

Quelques mots pour te présenter toi et ton parcours ?

Je me définis comme une  intrapreneure. J’ai été pionnière du digital en commençant mes premiers pas avec une startup en 1999 avant le développement de la bulle à Paris. J’ai aujourd’hui 22 années d’expérience en direction et développement d’activité dans le digital et l’innovation. J’ai développé des activités digitales dans des groupes média tel que les groupes Express, Expansion, Figaro, Marie Claire, Figaro à Paris et c’est pour M6 web que je suis venue à Lyon il y a 8 ans pour diriger pendant presque 4 ans les portails de M6 Web, Membre du Comex et à la tête d’une cinquantaine de personnes (clubic, jeuxvideo.fr, deco.fr et Turbo.fr).

Je me suis ensuite orientée vers l’innovation en rejoignant l’emlyon Business School. Tout d’abord en tant que responsable des programmes incubation, puis en devenant directrice adjointe de l’accélérateur que nous avons lancé en 2018. Aujourd’hui, je continue à titre bénévole de co-animer le Club Digital emlyon en organisant des événements autour des enjeux du digital.

En parallèle, en quittant M6 web en 2015, je me suis formée à la gouvernance et j’ai ajouté une corde à mon arc en obtenant la certification d’administratrice indépendante qui me permet d’apporter mon expertise Digital & Innovation à des ETI d’activités traditionnelles (mandat depuis Juin 2017 au groupe AST, coté en Bourse, chiffre d’affaires supérieur à 200 Millions d’euros).

Enfin, en 2016,  j’ai co-fondé la Fondation LDigital que j’ai co-Présidé les 4 premières années pour piloter la vision, la stratégie, la gouvernance et doter la Fondation de fonds financiers lui permettant de se développer en toute pérennité.

 

Peux-tu nous en dire plus sur la fondation LDigital que tu as co-fondée et présidée les 4 premières années ?

La Fondation LDigital est la première Fondation Régionale en faveur de la mixité dans le numérique. La mission de la Fondation est de promouvoir le Numérique auprès des femmes. En effet, le constat est alarmant : le taux de femmes dans les métiers du numérique est faible alors que les entreprises innovantes manquent de talents.

Nous avons donc eu envie de fédérer les acteurs et coordonner les actions sur 3 axes. Premièrement, sensibiliser les jeunes filles des écoles, collèges et lycées des opportunités dans le monde du numérique. Dans un deuxième temps, accompagner les femmes en reconversion professionnelle et enfin améliorer la mixité en entreprise en organisant notamment des interventions afin de sensibiliser et faire évoluer  les politiques de recrutement au sein des structures. Par exemple en Juin 2019 nous avons fait témoigner des dirigeants d’entreprise sur ce que leur apporte la mixité au sein de leurs équipes avec notre partenaire Digital League.

Aujourd’hui LDigital est une Fondation sous l’égide de l’Université de Lyon et touche plus de cinq mille femmes chaque année grâce à un tissu très actif et énergique de bénévoles et partenaires !

 

Tu es très investie dans l’accessibilité du numérique pour les femmes,
pourquoi ?

J’ai toujours évolué dans un univers très masculin et je voyais en parallèle que les entreprises manquaient de talents dans le numérique. Je suis certaine que l’on a besoin de toutes les énergies pour construire le monde de demain et c’est pour cela que j’ai voulu monter des actions concrètes de sensibilisation et d’accompagnement pour intégrer les femmes dans le monde du numérique. Je suis aussi profondément convaincue que les diversités créent de la richesse.

 

C’est important pour toi de conseiller et d’aider les autres ?

J’ai été manager très tôt et à ce titre, j’ai toujour eu à coeur d’aider et transmettre. En ayant participé à la transformation digitale des médias, j’ai aussi participé à l’acculturation des profils plus traditionnels des équipes vers le digital. Et puis passée la quarantaine, je pense que j’étais aussi en quête de sens et j’avais envie d’aller encore plus loin dans la transmission. Et puis, en donnant, on s’enrichit !

 

Quels sont les obstacles en général dans le monde de l’entrepreneuriat que tu as pu rencontrer ?

En ayant participé à la transformation digitale au sein des médias, j’ai dû faire face à une certaine résistance au changement venant des équipes plus traditionnelles, au début un peu fermées à ce que peuvent apporter les outils digitaux. Il fallait faire beaucoup de pédagogie pour ré-assurer. Les éventuels obstacles que j’ai pu rencontrer en développant des activités venaient souvent d’idées pré-conçues, de stéréotypes, qui forcent à faire d’autant plus ses preuves, quand on reste ambitieux pour ses actions.

 

Et pour les femmes ?

Les femmes elles même n’osent pas toujours viser au plus haut et on les renvoie souvent à des ambitions moins fortes. D’une part, les femmes doivent gagner en confiance. D’autre part, l’écosystème doit les aider à voir plus haut et changer de paradigme !

 

Quels conseils pourrais-tu donner à celles et ceux qui veulent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat ?

Trois choses : oser, être ambitieux et se faire bien accompagner.
Se faire bien accompagner passe par plusieurs étapes : le choix de ses associés, le choix de sa première équipe mais aussi les bons acteurs d’accompagnement de l’écosystème. French Tech One Lyon St-Étienne pourra les guider vers la structure la plus adaptée : pour moi il est très important de choisir avec qui on travaille pour avancer haut et vite!

 

Pourquoi t’investir dans la dynamique French Tech One depuis 2016 ?

J’ai été séduite par la force et l’intelligence du collectif, la pluralité des acteurs et de leurs énergies.
À French Tech One, tout le monde partage la même envie d’avancer vers un objectif commun : être au service des entrepreneurs et les aider à grandir. La conviction de l’impact du collectif dès mon implication au board en 2016 m’a permis de co-fonder LDigital avec le soutien de la gouvernance de l’époque et l’implication de l’équipe opérationnelle de French Tech One. Aujourd’hui, les liens restent très forts avec toujours un engagement des équipes French Tech One car nous partagerons les mêmes valeurs et les mêmes objectifs, toujours tournés vers l’action d’impact.

 

Quel est ton rôle en tant que co-lead au sein de la commission diversité ?

Ma mission est d’apporter mon expérience que j’ai acquise notamment à travers la création de LDigital où j’ai oeuvré pendant quatre année à favoriser, à titre bénévole, l’inclusion des femmes dans le numérique. Au sein de la commission Diversité j’agis de la même façon en élargissant à toutes les diversités au sens large. J’ai veillé, avec mon co-lead Samir Bounab, à ce que toutes les diversités soient bien représentées dans le panel constituant la commission. Nous avons demandé à nos membres actifs de s’engager dans un cadre de travail avec la signature du Manifeste de la Commission Diversité French Tech One. Nous partageons aussi la vision que les diversités sont un réel levier de performance. L’objectif est de faire changer les mentalités et casser les stéréotypes par la preuve. Concrètement, mon rôle est d’impulser des projets concrets adressant nos enjeux, co-construits et co-portés par les membres actifs avec l’appui et le soutien opérationnel des permanents.

 

French Tech One en trois mots ?

Collectif”. C’est la diversité et l’engagement des différentes personnes qui créent cet effet de volume convivial et impactant
Ambition”. En re challengeant régulièrement la mission et la stratégie du collectif, la gouvernance au regard des besoins et des actions déjà entreprises. Rester en mouvement pour viser toujours plus haut et s’adapter à l’environnement
Give”. Il y a ceux qui ont reçu et qu’ils veulent donner à leur tour, et il y a ceux qui en donnant pour le Collectif ou pour un membre du Collectif reçoivent le plaisir de donner !

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